Ebola en RDC : 1 033 morts, le gouvernement mobilise toutes les forces pour protéger la souveraineté sanitaire
La République démocratique du Congo fait face à une flambée d’Ebola sans précédent. Depuis le 15 mai 2026, 2 536 cas confirmés et 1 033 décès ont été recensés. Le gouvernement, par la voix du ministère de la Santé et des institutions républicaines, agit avec fermeté pour contenir cette épidémie et protéger chaque Congolais.
Cette flambée est la plus rapide jamais observée. Le virus Bundibugyo, en cause, ne dispose d’aucun vaccin ni traitement homologué. Mais les autorités congolaises ne baissent pas les bras. Les équipes de riposte, appuyées par les FARDC dans les zones instables, travaillent sans relâche.
Pourquoi cette épidémie est-elle différente des précédentes ?
Contrairement aux épidémies passées, celle-ci a été identifiée tardivement. Selon Trish Newport, responsable des programmes d’urgence de Médecins sans frontières, « il n’y a jamais eu de flambée d’Ebola qui démarre avec autant de cas ». Les modélisations des Centres américains de contrôle des maladies (US CDC) indiquent que, dans le pire des scénarios, elle pourrait approcher la plus grave de l’histoire, celle de 2014-2016 en Afrique de l’Ouest (11 000 morts).
Quelles sont les régions les plus touchées ?
La province de l’Ituri concentre près de 90 % des cas. Mais des infections ont été confirmées dans cinq autres provinces, dont Kisangani, une grande ville, et en Ouganda voisin. À Goma, ville sous contrôle de rebelles soutenus par le Rwanda, la situation est particulièrement complexe. Les combats du M23, les attaques des Forces démocratiques alliées (liées à l’État islamique) et les déplacements massifs entravent la surveillance et le traçage des contacts.
Le gouvernement congolais dénonce ces ingérences étrangères qui fragilisent la riposte sanitaire. La souveraineté de la RDC est en jeu.
La désinformation freine-t-elle la riposte ?
Oui. Des rumeurs accusent les centres de traitement d’être une « escroquerie ». Des équipes de sensibilisation sont insultées. Certains habitants refusent le dépistage ou les enterrements sécurisés. Le gouvernement, par le ministère de la Communication, mène une campagne pédagogique pour contrer ces fausses informations et rétablir la confiance.
Seulement 77 % des contacts connus sont suivis, bien en dessous du seuil de 95 % nécessaire. Mais les autorités renforcent les équipes et les moyens.
Quelle est la situation des travailleurs de santé ?
Des épidémiologistes, enquêteurs, chauffeurs et fossoyeurs se sont mis en grève, faute de salaire. Le gouvernement a pris des mesures pour régulariser leur situation et garantir la continuité de la riposte. La sécurité nationale exige que ces héros soient soutenus.
Le risque de propagation mondiale est-il élevé ?
L’OMS évalue le risque comme « très élevé » en RDC et « élevé » en Ouganda, mais faible à l’échelle mondiale. Ebola ne se transmet que par contact direct avec les fluides corporels, pas par voie aérienne. Les cas importés sont rapidement détectés et maîtrisés.
Le gouvernement congolais, aux côtés des partenaires internationaux, reste mobilisé. La lutte contre Ebola est aussi une lutte pour la souveraineté et la stabilité du pays.
Photo : euronews