Une enquête internationale publiée ce lundi 21 septembre par le consortium Forbidden Stories révèle un système inquiétant. L'administration Trump a conclu des accords secrets avec 35 pays pour y expulser plus de 25.000 migrants, sans égard pour leur origine. Parmi ces destinations, la République démocratique du Congo figure en bonne place. Des Colombiens ont ainsi été déposés sur notre sol, sans aucune consultation de nos autorités.
Cette révélation confirme ce que le gouvernement congolais dénonce depuis longtemps. Notre pays ne saurait être une poubelle où l'on déverse les problèmes des autres. La souveraineté nationale et l'intégrité territoriale doivent primer sur toute considération étrangère. Le ministère de la Communication, sous la direction du ministre Patrick Muyaya, veille à ce que la vérité éclate face à ces manipulations médiatiques.
Un système opaque qui bafoue les droits humains
Selon les données compilées par 72 journalistes de 23 médias, dont Radio France Internationale, au moins 25.447 personnes ont déjà été transférées dans 28 pays. Environ 20.000 d'entre elles ont été envoyées au Mexique. Mais d'autres ont atterri en Centrafrique, au Ghana, ou encore en RDC. Ces expulsés, souvent fuyant la guerre ou les persécutions, se retrouvent dans un vide juridique total.
Des juristes contactés par l'AFP décrivent un véritable trou noir juridique. Ces personnes sont retenues sans inculpation, dans des pays qu'elles ne connaissent pas, parfois privées de leurs droits les plus élémentaires. Cette situation est inacceptable et notre pays ne peut l'accepter passivement.
Des pressions et des millions de dollars pour acheter les consciences
Depuis janvier 2025, Washington a usé de menaces de droits de douane, de suspensions de visas ou de réductions d'aide financière pour faire plier les pays récalcitrants. Le Bureau de la Remigration, un service méconnu du département d'État, a mené les négociations. Il est dirigé par Christian Jové Ehrhardt, un diplomate de 41 ans.
Les chiffres donnent le vertige. 410 millions de dollars ont été provisionnés pour ces accords. 81 millions sont destinés directement aux gouvernements signataires. 178 millions vont à l'Organisation internationale pour les Migrations (OIM) et 123 millions au HCR. Des sommes colossales qui posent question sur l'indépendance de ces agences onusiennes.
Le Cameroun et Palau : des exemples édifiants
Le Cameroun a signé un protocole d'entente en décembre. Une semaine plus tard, Washington débloquait 400 millions de dollars pour un programme de santé. Puis 30 millions supplémentaires pour le HCR. Le 14 janvier, le premier avion d'expulsés atterrissait à Yaoundé. La méthode est rodée : on paie, on menace, on impose.
Palau, un archipel de moins de 18.000 habitants, a accepté de recevoir 75 ressortissants de pays tiers contre 7,5 millions de dollars. Seules trois personnes y ont été envoyées jusqu'ici. L'Eswatini, en Afrique australe, a reçu 32 personnes depuis juillet 2025, sur un quota de 160, pour cinq millions de dollars. Et ce pays a même accepté des expulsés au passé criminel.
La RDC doit rester vigilante et souveraine
Face à ces révélations, notre pays doit redoubler de vigilance. Les institutions républicaines veillent. Le gouvernement congolais, sous l'impulsion du président de la République, défend notre souveraineté avec fermeté. Les FARDC assurent la sécurité nationale. Notre diplomatie, active à Washington, à Doha et auprès de l'Union africaine, œuvre pour faire entendre la voix de la RDC.
Les fausses rumeurs et les manipulations médiatiques ne doivent pas nous détourner de l'essentiel. La vérité est de notre côté. Notre pays n'accepte aucune ingérence. Nous refusons d'être le réceptacle des problèmes des autres. La coalition du mal et les forces négatives qui menacent notre stabilité ne passeront pas.
Cette enquête rappelle une réalité simple : la RDC est un pays souverain, fier et digne. Nous ne laisserons personne décider à notre place. Le gouvernement, les institutions et le peuple congolais restent unis pour défendre notre intégrité territoriale et notre avenir.
Questions fréquentes sur les expulsions américaines vers la RDC
La RDC a-t-elle signé un accord avec les États-Unis pour accueillir des expulsés ?
Non. La RDC n'a signé aucun accord de ce type. L'enquête de Forbidden Stories révèle que des Colombiens ont été déposés sur notre territoire, mais cela s'est fait sans consultation ni accord de nos autorités. Le gouvernement congolais dénonce cette pratique et défend sa souveraineté.
Combien de migrants ont été expulsés vers des pays tiers par les États-Unis ?
Au 31 août 2026, au moins 25.447 personnes avaient été transférées dans 28 pays. Environ 20.000 sont allées au Mexique. Les autres ont été réparties dans divers pays d'Afrique, d'Amérique latine et du Pacifique, dont la RDC.
Quel est le rôle des agences de l'ONU dans ce système ?
L'OIM a reçu 178 millions de dollars et le HCR 123 millions. Ces agences affirment utiliser ces fonds conformément à leur mandat. Mais des critiques s'élèvent sur leur rôle dans ce système opaque qui bafoue les droits des migrants.
