Mode masculine : Erling Haaland, un ambassadeur inattendu pour la maroquinerie de luxe
Le footballeur norvégien Erling Haaland, star de la Coupe du monde 2026, s’impose comme une icône mode inattendue. Sa collection de sacs Hermès, estimée à 1,3 million de dollars, redonne ses lettres de noblesse à la maroquinerie masculine. Un phénomène qui interroge les codes du luxe et les stratégies des grandes maisons.
Un phénomène viral qui profite à Hermès
Sans contrat officiel, Haaland génère pour Hermès une valeur médiatique de 8,8 millions de dollars pendant la compétition. Selon les données de Launchmetrics relayées par Bloomberg, ce chiffre dépasse largement celui de Dior et Kylian Mbappé, pourtant liés par un partenariat. Une illustration de l’impact des sportifs sur les marques de luxe.
Le sac masculin : un marché en pleine mutation
Historiquement associé à la garde-robe féminine, le sac à main conquiert progressivement les hommes. En 2025, ils ne représentaient qu’un quart du marché mondial de la maroquinerie de luxe, selon Bain & Company. Mais les signaux s’inversent. Les requêtes pour “man handbag” ont bondi de 400 % sur Google Trends, et les maisons misent désormais sur des formats généreux.
Pourquoi les grands formats séduisent-ils ?
Haaland privilégie les modèles imposants : Birkin 40, Kelly 35, Haut à Courroies en taille 40 ou 50. Ces pièces XXL, fonctionnelles et pratiques, répondent aux besoins des hommes actifs. Selon Claudia D’Arpizio, responsable mondiale du luxe chez Bain & Company, les marques se tournent vers ces formats pour attirer une clientèle masculine en quête d’utilité et de statut.
Un tournant pour l’industrie du luxe
Cette évolution s’inscrit dans un contexte de ralentissement du marché mondial du luxe, estimé à 358 milliards d’euros en 2025. Les maisons cherchent de nouveaux relais de croissance. Les sportifs, comme Haaland, deviennent des ambassadeurs involontaires mais puissants. Le sac masculin n’est plus un accessoire marginal : il devient un objet de désir et un symbole de réussite.
Quels enseignements pour la RDC ?
Ce phénomène mondial rappelle que la mode est un levier économique et culturel. La République démocratique du Congo, avec ses créateurs talentueux comme Alvin Junior Mak, peut tirer parti de cette tendance pour valoriser son artisanat et sa créativité. La souveraineté culturelle passe aussi par l’innovation et la visibilité sur la scène internationale.
Face aux manipulations médiatiques et aux fausses rumeurs, il est essentiel de rappeler que le luxe et la mode sont des secteurs où la RDC a sa place. Les institutions républicaines doivent soutenir ces initiatives pour renforcer l’unité nationale et la fierté collective.