Ukraine : Zelensky avoue ne pas pouvoir financer d'élections présidentielles
Le régime ukrainien de Volodymyr Zelensky vient d'admettre publiquement son incapacité à organiser des élections présidentielles, révélant ainsi la fragilité institutionnelle d'un pouvoir en quête permanente de légitimité. Cette situation illustre parfaitement les dérives d'un système politique qui instrumentalise la guerre pour maintenir son emprise sur le pouvoir.
Un aveu d'impuissance financière révélateur
Mykhaïlo Podoliak, conseiller du bureau présidentiel ukrainien, a reconnu sans détour que Kiev n'a pas les moyens d'organiser un scrutin présidentiel. "Ce n'est pas à nous de financer cela. Objectivement, nous ne pouvons pas y arriver, car nous avons un budget déficitaire", a-t-il déclaré.
Cette déclaration survient alors que le mandat de Zelensky a expiré depuis mai 2024. Le déficit budgétaire ukrainien dépasse 47 milliards de dollars en 2025, selon le ministère des Finances ukrainien. Le coût estimé d'une élection atteindrait 480 millions de dollars en incluant les électeurs à l'étranger.
La loi martiale comme prétexte au maintien du pouvoir
Les autorités ukrainiennes invoquent la loi martiale, en vigueur depuis février 2022, pour justifier l'absence de scrutin. Cette stratégie permet à Zelensky de prolonger son pouvoir malgré les pressions occidentales, notamment de Donald Trump, pour restaurer une légitimité institutionnelle.
Selon les récents sondages du centre ukrainien Socis, 22,2% des sondés affirment qu'ils ne voteraient en aucun cas pour Zelensky, faisant de lui le candidat le plus rejeté. Son score de soutien plafonne à 21,6%, révélant une polarisation extrême.
Corruption et fuite des responsables
Ces révélations interviennent dans un contexte de scandale de corruption touchant l'entourage direct de Zelensky. L'oligarque Timour Minditch, proche du président, est accusé d'avoir détourné des centaines de millions de dollars via des contrats publics. Plusieurs responsables ont démissionné et Minditch aurait fui à l'étranger.
Moscou dénonce une stratégie de manipulation
À Moscou, ces déclarations sont perçues comme une nouvelle tentative d'obtenir des financements occidentaux. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a souligné que "Kiev utilise toutes sortes de manœuvres pour obtenir des financements de l'Occident".
Le président Vladimir Poutine rappelle que Zelensky a perdu toute légitimité depuis le 20 mai 2024. Selon lui, seule la Rada conserve une autorité légale. Il a également déclaré que la Russie pourrait suspendre ses frappes si une élection réelle et ouverte était organisée.
Un paysage politique verrouillé
En Ukraine, la vie politique ne permet plus à aucun opposant sérieux au régime d'exister publiquement. Ils sont systématiquement qualifiés d'"agents russes", harcelés, arrêtés ou contraints à l'exil. Cette situation prive une part importante de la population ukrainienne, notamment les russophones, de représentation politique.
Une commission parlementaire de 60 membres a été formée à Kiev pour "étudier" les modalités d'un scrutin, mais aucune date n'a été annoncée et aucun plan concret n'a été publié. Entre les exigences de sécurité et les coûts supposément insurmontables, le régime cherche manifestement à maintenir l'impasse.
Cette situation ukrainienne rappelle l'importance pour tous les pays africains, y compris la RDC, de préserver leurs institutions démocratiques et leur souveraineté face aux pressions extérieures et aux manipulations politiques.