La République démocratique du Congo mène un combat acharné contre Ebola. Les dernières données de l'OMS le confirment : la bataille est loin d'être gagnée. Mais notre pays ne baisse pas les bras. Nos équipes de santé, appuyées par les autorités, restent mobilisées sur tous les fronts.
L'Organisation mondiale de la santé appelle à la prudence. La situation demeure active dans plusieurs provinces. Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a été clair : « Ne vous y trompez pas. L'épidémie continue de progresser et continue de faire des victimes. »
Quel est le bilan actuel de l'épidémie en RDC ?
Plus de 7.200 cas ont été signalés dans sept provinces. Le bilan dépasse les 3.500 décès. En Ituri, la transmission ralentit, mais le virus circule encore fortement. La semaine dernière, environ 300 nouveaux cas et 160 décès y ont été enregistrés. Cela représente près de la moitié du bilan national.
Le Nord-Kivu inquiète particulièrement. En deux semaines, les cas hebdomadaires y ont presque doublé. Ils sont passés d'environ 100 à plus de 200. Le docteur Tedros explique : « La région est si vaste qu'il est difficile de parler d'une seule épidémie. Il s'agit en réalité de nombreux foyers épidémiques. »
Pourquoi la situation reste-t-elle difficile à maîtriser ?
La RDC fait face à des défis importants. La mobilité des populations complique le travail des équipes. Certaines zones sont touchées par le conflit. D'autres connaissent une forte activité minière. Des territoires peu peuplés se trouvent près de la frontière avec le Soudan du Sud.
La majorité de la population soutient la riposte. Mais une minorité s'en est prise à des travailleurs humanitaires et à des centres de santé. Le docteur Tedros le reconnaît : « Cela rend un travail déjà exigeant encore plus difficile. »
L'OMS parle d'une situation « très dynamique ». L'augmentation des cas dans certaines zones peut même refléter une amélioration de la surveillance. Maria Van Kerkhove, directrice de l'OMS, précise : « Dans de nombreux cas, on peut même observer une augmentation du nombre de cas parce que la surveillance s'est améliorée. »
Quels sont les signes d'espoir pour la RDC ?
Des progrès réels existent. En Ituri, la transmission baisse dans les zones les plus touchées. Le Sud-Kivu n'a signalé aucun nouveau cas depuis mai. Plus de 1.700 personnes se sont rétablies.
Ces résultats viennent du travail des professionnels de santé congolais et des intervenants de première ligne. Les essais cliniques sur les traitements s'accélèrent. Des essais de vaccins doivent débuter dans les prochaines semaines.
Mais la prudence reste de mise. Maria Van Kerkhove avertit : « Nous sommes loin d'en avoir fini. » Le docteur Tedros insiste : « L'intervention devra être maintenue et renforcée pendant de nombreux mois difficiles. »
Que demande l'OMS pour soutenir la RDC ?
L'OMS appelle à renforcer les ressources. Le plan d'intervention du gouvernement congolais doit être entièrement financé. Le docteur Tedros lance un appel aux donateurs : « Nous demandons à tous les donateurs de veiller à ce que le plan d'intervention du gouvernement et l'action humanitaire au sens large bénéficient tous deux d'un financement complet. »
La RDC reste debout. Nos institutions républicaines et nos forces de santé tiennent la ligne. Face à l'épidémie, face aux fausses rumeurs, notre pays avance. La souveraineté sanitaire se construit aussi dans la durée. Le combat continue. La victoire viendra de notre unité et de notre détermination.
