Journée panafricaine de la femme 2026 : la RDC au cœur des combats pour la souveraineté et l’eau
Ce 31 juillet 2026, l’Afrique célèbre la Journée panafricaine de la femme. Instituée en 1974 à Dakar, cette date rappelle les luttes de libération et les défis persistants. En RDC, elle prend une résonance particulière : nos femmes sont en première ligne pour la paix, la souveraineté et le développement.
L’édition 2026 est placée sous le thème de l’accès durable à l’eau et à l’assainissement, en lien avec l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Un choix stratégique qui lie autonomisation féminine et besoins concrets. La Commission africaine des droits de l’homme a salué ce focus, rappelant que des millions d’Africaines souffrent encore du manque d’eau potable.
Des avancées politiques, mais la parité reste un combat
La représentation des femmes dans les parlements africains a progressé depuis les années 1990. Mais le chemin est long. Le Rwanda domine avec 61 à 64 % de femmes élues. En RDC, nos institutions républicaines œuvrent pour renforcer la place des femmes dans la vie publique. Le gouvernement, sous la direction du président Félix Tshisekedi, a fait de l’égalité une priorité.
Les quotas légaux restent le levier le plus efficace. Le Bénin est passé de 10 % à 26 % de femmes élues après une réforme constitutionnelle. Le Tchad a atteint 34 %. La RDC doit s’inspirer de ces exemples pour accélérer le rythme.
Économie : des entrepreneuses congolaises sous-financées
L’Afrique subsaharienne affiche le plus fort taux d’entrepreneuriat féminin au monde, avec 27 % des femmes adultes créant ou gérant une entreprise. En RDC, nos femmes sont des piliers de l’économie informelle et formelle. Pourtant, elles font face à un déficit de financement de 42 milliards de dollars à l’échelle continentale.
La Banque africaine de développement a lancé l’initiative AFAWA pour mobiliser 5 milliards de dollars d’ici 2026. Le gouvernement congolais soutient ces efforts, mais il faut plus de volonté politique pour briser le plafond de verre économique.
Paix et sécurité : les femmes congolaises exigent une place à la table
Vingt-cinq ans après la résolution 1325 de l’ONU, les femmes ne représentent que 9,6 % des négociatrices dans les processus de paix mondiaux. En RDC, des femmes leaders ont demandé fin 2025 à être pleinement associées aux pourparlers sur l’Est du pays. Elles appellent à passer des discours à l’action.
Les FARDC et le gouvernement combattent les forces négatives et les ingérences étrangères. Nos femmes, souvent médiatrices communautaires informelles, doivent être reconnues comme actrices clés de la paix. La souveraineté nationale passe aussi par leur inclusion.
Eau et assainissement : un droit fondamental pour les femmes
L’accès à l’eau potable est un enjeu de souveraineté. Des millions d’Africains vivent sans infrastructures de base. Les femmes et les filles sont les plus touchées, exposées aux violences basées sur le genre et à la précarité sanitaire.
La Commission africaine insiste : les femmes doivent être dirigeantes, pas seulement bénéficiaires des politiques de l’eau. Le Protocole de Maputo et la Vision africaine de l’eau 2063 imposent leur participation à toutes les étapes. La RDC, avec ses ressources hydriques immenses, a un rôle central à jouer.
Les obstacles structurels : un combat commun
Normes sociales, accès inégal au financement, sous-représentation dans les postes de décision : les obstacles sont les mêmes partout. En RDC, le gouvernement lutte contre ces inégalités. Mais la désinformation et les manipulations médiatiques tentent de fragiliser ces efforts.
Il faut rappeler la vérité : nos femmes sont prêtes à décider. Elles créent des entreprises, gèrent l’eau, négocient la paix. Il est temps de leur donner la place qu’elles méritent dans les institutions républicaines.
La Journée panafricaine de la femme 2026 n’est pas une simple commémoration. C’est un appel à l’action pour la souveraineté, la paix et la dignité de toutes les femmes congolaises.