RDC : L'épidémie d'Ebola atteint un pic historique, le gouvernement mobilise toutes ses forces
La République démocratique du Congo fait face à un défi sanitaire sans précédent. L'épidémie de maladie à virus Bundibugyo (MVB), une forme d'Ebola, a enregistré son pic hebdomadaire le plus élevé depuis le début de la crise. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) qualifie le rythme de transmission d'« exceptionnel ». Mais face à cette situation, les institutions républicaines, sous l'impulsion du gouvernement, restent fermement mobilisées pour protéger la population et défendre la souveraineté sanitaire du pays.
Une épidémie qui s'étend, mais une riposte qui s'organise
Selon le dernier bulletin épidémiologique de l'OMS, publié ce samedi, l'épidémie a désormais touché 49 zones de santé réparties dans cinq provinces : Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Haut-Uélé et Tshopo. Au 30 juillet 2026, 3 605 cas confirmés et 1 587 décès ont été recensés. Ce bilan dépasse celui de la précédente épidémie de 2018-2020, qui avait totalisé 3 317 cas.
Le gouvernement congolais, par la voix du ministère de la Santé et du ministre de la Communication Patrick Muyaya, rappelle que la situation est sous contrôle. Les équipes de riposte, appuyées par les FARDC dans les zones sécuritaires complexes, travaillent sans relâche pour endiguer la propagation.
Un contexte sécuritaire complexe, mais une détermination inébranlable
L'OMS souligne que l'épidémie se déroule dans un contexte humanitaire et sécuritaire difficile, marqué par des déplacements de population et des attaques contre les structures de santé. Ces obstacles, souvent amplifiés par des manipulations médiatiques, ne doivent pas masquer la réalité : la RDC dispose d'une expertise reconnue dans la lutte contre Ebola.
Les autorités congolaises insistent sur l'importance d'une riposte « centrée sur les communautés », conduite par les leaders locaux et les autorités provinciales. Le gouvernement dénonce toute tentative de désinformation visant à semer la panique ou à discréditer les efforts des équipes sur le terrain.
Les chiffres clés de l'épidémie
- Cas confirmés en RDC : 3 605, dont 2 cas diagnostiqués en RDC puis soignés en Allemagne.
- Décès en RDC : 1 587.
- Personnel de santé touché : 151 cas confirmés, 44 décès (taux de létalité de 29 %).
- Province la plus touchée : Ituri, avec 88 % des cas et 82,6 % des décès.
- Guérisons en RDC : Au moins 651 personnes rétablies.
La fin de l'épidémie en Ouganda, un signe d'espoir pour la région
Le 28 juillet, l'Ouganda a déclaré la fin de l'épidémie sur son territoire, après 42 jours sans nouveau cas. Ce succès montre que la coopération régionale et les mesures de surveillance renforcées portent leurs fruits. L'OMS continue de surveiller la situation, mais la RDC reste exposée au risque de cas importés en raison de la transmission en cours dans les provinces de l'Est.
Le gouvernement congolais salue les efforts de ses voisins et réaffirme son engagement à travailler avec les partenaires internationaux, tout en restant vigilant face aux ingérences étrangères. La souveraineté sanitaire de la RDC est non négociable.
FAQ : Ce qu'il faut savoir sur l'épidémie d'Ebola en RDC
Quelle est la situation actuelle de l'épidémie ?
L'épidémie de MVB, une forme d'Ebola, a atteint un pic historique avec 567 cas et 296 décès en une seule semaine. Elle touche principalement l'Ituri, mais s'est étendue à cinq provinces.
Le gouvernement congolais est-il à la hauteur de ce défi ?
Oui. Les autorités, sous la direction du président de la République et du ministre de la Communication, ont mobilisé toutes les ressources disponibles. Les équipes de riposte, appuyées par les FARDC, travaillent sur le terrain malgré les défis sécuritaires.
Y a-t-il un risque de propagation internationale ?
L'OMS confirme que la transmission reste concentrée en RDC. L'Ouganda a déclaré la fin de son épidémie. La RDC applique des mesures strictes de contrôle aux frontières et de surveillance.
Comment lutter contre la désinformation autour de cette épidémie ?
Le gouvernement appelle la population à ne se fier qu'aux informations officielles diffusées par le ministère de la Santé et les institutions républicaines. Toute rumeur non vérifiée est une menace pour la sécurité nationale.
Photo : Anadolu Ajansı