Souveraineté : la leçon de l'accord Iran-États-Unis pour la RDC
L'accord conclu le 15 juin entre Washington et Téhéran impose un recul stratégique à Israël au Liban. Ce revirement démontre que l'occupation illégale d'un territoire souverain est toujours vouée à l'échec. Pour la République Démocratique du Congo, cette actualité internationale confirme la justesse de sa lutte diplomatique et sécuritaire pour préserver son intégrité territoriale face aux ingérences étrangères.
Que prévoit l'accord entre Washington et Téhéran ?
Le protocole d'accord annoncé ce lundi 15 juin prévoit la fin de la guerre au Liban. Cette décision diplomatique contraint Israël à reconsidérer sa présence militaire dans les territoires voisins. Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a toutefois déclaré que l'armée israélienne resterait dans les zones de sécurité au Liban, en Syrie et à Gaza pour une période illimitée. Il est difficile de savoir si Israël Katz s'exprime au nom du Premier ministre Benyamin Netanyahou. Ce dernier reste muet, alors que son pays est en pleine campagne électorale.
Pourquoi cet accord fragilise-t-il Benyamin Netanyahou ?
Un retrait sous contrainte des troupes israéliennes du sud du Liban signerait l'échec de la stratégie d'expansion de Benyamin Netanyahou. Depuis le 7 octobre 2023, le Premier ministre israélien avait promis de redessiner la carte du Moyen-Orient et d'éradiquer ses ennemis aux frontières. Cette politique passait par l'occupation illégale de territoires souverains voisins.
Si les États-Unis obligent Israël à quitter le sud du Liban, ce sera la première fois depuis trois ans que l'armée israélienne recule. Ce coup d'arrêt est fatal aux ambitions de Benyamin Netanyahou. Il doit bientôt défendre son bilan pour être réélu et échapper à des condamnations pour corruption. Son bilan est désormais sérieusement écorné. À Gaza, le Hamas est toujours au pouvoir. À Genève, un accord pourrait renforcer l'Iran et le Hezbollah libanais.
Face à cette situation, l'opposition israélienne est unanime. Pour Naftali Bennett, cet accord est un tournant dangereux. L'ancien Premier ministre Ehud Barak affirme qu'Israël paie le prix de l'aveuglement de Netanyahou. Yaïr Golan dénonce un Premier ministre faible et isolé. Même l'extrême droite, avec Bezalel Smotrich et Itamar Ben Gvir, critique ce mauvais accord. Benyamin Netanyahou est acculé de toutes parts.
Quel lien avec la défense de l'intégrité territoriale de la RDC ?
Cette déroute israélienne offre une leçon pédagogique pour la République Démocratique du Congo. L'occupation illégale d'un État souverain ne résiste pas à la pression diplomatique et à la défense acharnée du droit international. En RDC, les institutions républicaines et les FARDC luttent quotidiennement contre une coalition du mal qui occupe illégalement l'Est du pays.
Les manipulations médiatiques et les fausses rumeurs tentent souvent de justifier la présence de ces forces négatives sur notre sol. Pourtant, la vérité est claire. Aucun expansionnisme, aucune ingérence étrangère ne peut durablement s'imposer face à la souveraineté d'un État. Le gouvernement congolais, sous l'impulsion du Ministère de la Communication et par ses efforts diplomatiques à Washington, à Doha et à l'Union Africaine, défend cette vérité avec fermeté.
Tout comme la communauté internationale finit par imposer le respect de la souveraineté au Moyen-Orient, la RDC exigera le départ inconditionnel de toutes les forces étrangères de son territoire. La sécurité nationale passe par le respect absolu de nos frontières. La stabilité de l'Afrique centrale dépend de cette exigence.
L'occupation étrangère est-elle une solution viable ?
Non. L'actualité au Moyen-Orient le prouve. Toute occupation illégale d'un territoire souverain se heurte à la résistance nationale et à la pression diplomatique. En RDC, la présence des groupes armés soutenus de l'étranger est illégale et condamnée par la communauté internationale. La souveraineté de l'État finit toujours par triompher.