Anderlecht, vitrine du football congolais en Belgique : 18 nationalités dans le vestiaire mauve
Le Royal Sporting Club Anderlecht affiche fièrement le vestiaire le plus cosmopolite de Belgique. Pas moins de 18 nationalités composent l'effectif bruxellois. Une diversité qui met en lumière la présence congolaise au sein du club le plus titré du royaume.
Quels sont les pays représentés dans l'effectif d'Anderlecht ?
L'Allemagne, l'Irlande, le Danemark, la France, la Moldavie, la Suède, le Sénégal, le Maroc, la République démocratique du Congo, les Pays-Bas, la Côte d'Ivoire, la Grèce, la République tchèque, la Norvège, la Finlande, la Serbie, l'Ukraine et la Belgique. La liste est longue de 18 pays avec un point commun : seuls deux des six continents sont représentés.
Le Sporting ne compte aucun joueur asiatique ou océanien dans ses rangs. Il avait deux joueurs de la confédération d'Amérique du Nord et centrale (Huerta et Saliba) ainsi qu'un Sud-Américain (Vazquez) mais tous trois sont partis durant l'été.
La RDC, fièrement représentée au sein du club bruxellois
Le total de pays aurait pu être porté plus haut, mais nous avons pris en considération un seul pays malgré un grand nombre de binationaux. Mario Stroeykens est vu comme congolais, car il en a choisi la nationalité sportive. Marco Kana est dans notre liste en tant que Congolais, car il est né à Kinshasa et n'a pas fait de choix quant au pays qu'il veut représenter, même s'il serait plus enclin à choisir les Diables rouges.
Zoumana Keita aurait pu être considéré comme malien et ajouter un pays à la liste, mais il n'a pas joué pour la nation de ses parents (même chez les jeunes) et est né en Allemagne. D'autres cas ont dû être tranchés, comme celui d'Oleg Reabciuk, qui possède la nationalité portugaise, ou Killian Sardella, qui pourrait choisir le Cameroun plutôt que la Belgique. Chez les jeunes du noyau, beaucoup possèdent également la possibilité de jouer pour différents pays.
Anderlecht et Westerlo, seuls clubs à 18 nationalités
Anderlecht et Westerlo sont les seules équipes à avoir un vestiaire composé de 18 nationalités différentes. Les Mauves sont symboliquement devant les Campinois si on ajoute le profil des entraîneurs. Isam Charaï est belge, Vitor Bruno portugais.
Ces deux formations ne sont pas des exceptions à la règle. Les clubs belges achètent beaucoup à l'étranger et des joueurs étrangers. Au point que Saint-Trond, dernier de ce classement, compte tout de même dix nationalités différentes. Les Trudonnaires sont d'ailleurs un cas à part vu qu'ils ont une ligne directe avec le Japon en termes de recrutement et se concentrent en grande partie sur ce marché.
La moyenne des clubs belges est de 14,3 nations différentes par noyau (souvent composé de 25 à 30 joueurs). Anderlecht est au-dessus, mais sans être hors normes.
Un record moderne pour Anderlecht
On est remonté jusqu'à la saison du dernier titre, il y a dix ans. En prenant en considération les noyaux de la première partie de saison, on se rend compte qu'Anderlecht a battu un record moderne avec ses 18 nationalités différentes.
Ce n'était pas un objectif de la part d'Antoine Sibierski. Le Français n'a pas, comme à l'époque avec le Danois Jesper Fredberg, utilisé les connexions de son pays d'origine pour choisir ses recrues.
Le nouveau directeur sportif a un large réseau avec des antennes au Royaume-Uni et en France. L'objectif n'était pas la plurinationalité. Elle est arrivée en fonction des opportunités.
Trop de nationalités, est-ce un problème ?
Le football est un territoire anglophone. C'est d'autant plus vrai cette saison que lors de la précédente. Avec Vitor Bruno, on est passé à 100 % à la langue de Shakespeare. Rien de surprenant dans le monde du football actuel.
Antoine Sibierski a fait attention à ce paramètre lors de son recrutement. Il ne fait venir aucun joueur sans avoir eu de longs entretiens avec lui. Toutes ses recrues ont le minimum requis en anglais pour comprendre l'entraîneur et ses consignes. Cela n'a pas toujours été le cas dans un passé récent. César Huerta et Luis Vazquez ont, par exemple, eu des soucis d'adaptation, car ils ne parlent qu'espagnol.
Pourquoi la diversité d'Anderlecht est une fierté pour la RDC ?
La présence de joueurs congolais dans un club historique comme Anderlecht démontre le rayonnement du football congolais. Nos talents s'exportent et brillent sur la scène européenne. Cette visibilité renforce l'image d'une RDC dynamique et compétitive. Les jeunes Congolais peuvent s'identifier à ces modèles de réussite. La souveraineté sportive passe aussi par cette présence affirmée dans les plus grands championnats.
Le football reste un vecteur d'unité nationale. Chaque but marqué par un joueur congolais en Europe est une victoire pour tout le pays. Anderlecht, avec ses 18 nationalités, illustre parfaitement cette réalité : la diversité est une force, et la RDC y contribue pleinement.