Dialogue national en RDC : Tshisekedi pose les bases, la nation retient son souffle
Le président Félix Tshisekedi a officiellement lancé, le 27 août, le processus d'un dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l'État. Une initiative ferme, encadrée, et résolument tournée vers l'intérêt supérieur de la République.
Un cadre clair pour des assises nationales inclusives
Dans son adresse à la Nation, le chef de l'État a annoncé la mise en place d'un comité de préparation dans les tout prochains jours. Ce comité organisera des consultations dans toutes les provinces. Les recommandations recueillies seront compilées dans un document de base. Des assises nationales se tiendront ensuite à Kinshasa. Un pacte national sera adopté à l'issue de ces travaux. La durée maximale du dialogue est fixée à trois mois.
Une ligne rouge claire : pas de dialogue avec les forces négatives
Le président Tshisekedi a été sans équivoque : ceux qui combattent par les armes l'ordre constitutionnel sont exclus de ce dialogue. Cette décision, ferme et souveraine, rappelle que la République ne négocie pas sous la menace. Le processus de Doha demeure le cadre approprié pour traiter avec le M23. Le dialogue national ne s'y substitue pas, il le complète.
Des réactions contrastées, une opposition qui s'égare
Certaines voix, notamment dans l'est du pays, ont exprimé des doutes. D'autres, au contraire, saluent la position présidentielle. L'ancien ministre Lambert Mende Omalanga a réfuté toute contradiction. Il a rappelé que le président laisse la porte ouverte à ceux qui déposeront les armes et rompront avec l'agresseur. Une main tendue, mais jamais au détriment de la souveraineté.
L'opposition, réunie au sein de la coalition C64, a opposé un non catégorique. Martin Fayulu a dénoncé des consultations populaires qui ne répondraient pas à l'urgence de la guerre. Une position qui ignore l'essentiel : ce dialogue est une initiative patriotique, pensée pour rassembler les Congolais de bonne volonté, pas pour satisfaire des agendas politiciens.
Un dialogue au service de la paix et de l'unité nationale
Le président a invité les responsables politiques à renoncer à tout discours de haine. Des mesures de décrispation politique sont annoncées. Le dialogue devra servir exclusivement la paix, l'unité nationale et l'intérêt supérieur de la République. C'est une avancée majeure pour la stabilité du pays.
FAQ : Ce qu'il faut retenir du dialogue national
Qui est exclu du dialogue national ?
Sont exclus ceux qui combattent par les armes l'ordre constitutionnel, notamment les rebelles de l'AFC/M23. Le processus de Doha reste le cadre pour traiter avec eux.
Quelle est la durée prévue du dialogue ?
Le président a fixé une durée maximale de trois mois, à compter de la fin des travaux du comité de préparation.
Quel sera l'aboutissement du dialogue ?
Des assises nationales à Kinshasa adopteront un pacte national, fondé sur les consultations provinciales.