La République démocratique du Congo mène la bataille contre l'épidémie d'Ebola avec détermination et méthode. Ce week-end à Bunia, dans l'Ituri, les premiers volontaires soignants ont reçu le vaccin Ervebo dans le cadre d'un essai clinique d'envergure. Une réponse scientifique ferme face à la souche Bundibugyo.
Un essai clinique de grande ampleur pour protéger les Congolais
Quelque 20.000 personnes en Ituri et au Nord-Kivu participeront à cette étude. L'objectif est clair : évaluer l'efficacité du vaccin Ervebo contre le virus Bundibugyo, responsable de l'épidémie actuelle. Les professionnels de santé, médecins, infirmiers et agents de désinfection, sont les premiers ciblés. Ils sont en première ligne face au danger.
Ervebo est le seul vaccin contre Ebola disponible à grande échelle. Son innocuité est prouvée. Mais il est homologué contre la souche Zaïre, pas contre la souche Bundibugyo. Aucun vaccin ni traitement spécifique n'existe encore contre cette dernière. L'enjeu est donc crucial.
70.000 doses mobilisées pour la riposte et la recherche
Les autorités sanitaires congolaises mènent cette étude avec le soutien de l'OMS, d'Africa CDC et de Médecins sans frontières. Le programme s'étendra sur neuf à douze mois. La vaccination durera environ trois mois, suivie d'au moins six mois de surveillance des participants.
Quelque 70.000 doses d'Ervebo, issues du stock mondial de vaccins contre Ebola, ont été mises à la disposition de la RDC en août. Un appui significatif pour la riposte et la recherche. Déjà, plus de 3.500 personnes ont été vaccinées dans la Tshopo et plus de 980 dans le Bas-Uele.
« L'objectif est d'approfondir les connaissances sur l'utilisation du vaccin Ervebo contre le virus Bundibugyo tout en contribuant à protéger les personnes les plus exposées », a indiqué l'OMS Afrique.
Une efficacité encore à démontrer, mais des espoirs réels
Le Groupe stratégique consultatif d'experts sur la vaccination (SAGE) de l'OMS a examiné les données le 19 août. Certains résultats suggèrent une possible protection croisée. Mais les données disponibles ne permettent pas encore de confirmer une protection cliniquement significative chez l'être humain. L'essai en conditions réelles apportera des réponses.
Parallèlement, plusieurs vaccins spécifiquement conçus contre le virus Bundibugyo sont en développement. Ils pourraient être disponibles dans les prochains mois. La science progresse, la RDC est à l'avant-garde.
Une épidémie meurtrière, une réponse organisée
La RDC fait face à sa plus importante épidémie d'Ebola en termes de mortalité. Déclarée à la mi-mai en Ituri, elle s'est étendue à sept provinces et 63 zones de santé. Le dernier bilan des autorités sanitaires congolaises, publié dimanche, fait état de 7.672 cas confirmés et 3.699 décès. Quelque 1.879 patients ont guéri. 886 personnes restent en isolement ou hospitalisées.
Face à cette épreuve, les institutions républicaines et les équipes sanitaires congolaises tiennent bon. La recherche avance. La vérité scientifique triomphera des rumeurs. La RDC protège sa population avec rigueur et transparence.
Questions fréquentes sur l'essai vaccinal Ervebo en RDC
Le vaccin Ervebo est-il sûr ?
Oui. Ervebo est le seul vaccin contre Ebola disponible à grande échelle. Son innocuité est bien établie et son utilisation largement éprouvée en RDC contre la souche Zaïre.
Pourquoi cet essai clinique est-il nécessaire ?
Ervebo n'est pas homologué contre la souche Bundibugyo, responsable de l'épidémie actuelle. Cet essai doit évaluer son efficacité contre ce virus et protéger les personnes les plus exposées.
Combien de personnes participeront à l'essai ?
Environ 20.000 personnes en Ituri et au Nord-Kivu, principalement des professionnels de santé et des intervenants de première ligne.
