Frédéric De Meyer : « On écrit l’histoire de Saint-Trond »
Frédéric De Meyer, nouveau coach de Saint-Trond, mène son équipe vers une saison historique. Les Trudonnaires disputent le barrage de l’Europa League face à l’Omonia Nicosie. Après quinze ans comme assistant, il saisit une chance inattendue. Rencontre avec un homme passionné, qui a beaucoup appris en Afrique.
Une nomination surprise pour le nouveau coach de Saint-Trond
Pour beaucoup, la nomination de Frédéric De Meyer a surpris. Lui-même l’admet : « Ça a été une surprise, oui. » La saison dernière, Wouter Vrancken a mené l’équipe vers des sommets avant de partir en Écosse. La direction a alors choisi De Meyer, l’un des adjoints, pour prendre la relève.
« Quand j’étais en vacances, ils m’ont appelé. J’avais d’autres offres, mais ça s’est réglé simplement », confie-t-il.
Quinze ans d’apprentissage avant la consécration
De Meyer a travaillé avec des grands noms : Marc Grosjean, Hernan Losada, Vincent Euvrard, Felice Mazzu. « Me retrouver ici, c’est une grande chance, surtout pour une saison qui est peut-être la plus grande de l’histoire de Saint-Trond », affirme-t-il.
Le STVV a terminé troisième la saison dernière. Il découvre les compétitions européennes, une première pour le club. Mais De Meyer reste lucide : « Ce n’est pas un cadeau facile. Il y a de la pression et de la responsabilité. »
Gérer les départs et préparer l’avenir
Plusieurs joueurs clés sont partis, notamment Goto, Ito et Yamamoto. « C’était inévitable. Goto et Yamamoto sont partis en Bundesliga », explique le coach. Les nouveaux venus, dont les Japonais Ishiwatari et Araki, ont besoin de temps.
« La communication n’est pas toujours facile au début, car ils ne maîtrisent pas l’anglais. Mais ils sont disciplinés et à l’écoute. Ça devient facile de travailler avec eux », précise-t-il.
L’Afrique, une école de vie pour le coach
De Meyer a passé six ans avec des sélections africaines, au Burkina Faso, en Guinée, au Congo et en Égypte. « Le football en Afrique m’a appris à travailler avec d’autres cultures », dit-il. Il raconte une anecdote marquante : « Au Burkina Faso, on devait décoller à 10 h. À 16 h, on attendait encore l’avion. Ils m’ont dit de m’asseoir, que l’avion arriverait. En Europe, on veut tout carré. Mais est-ce vraiment ça, la valeur de la vie ? »
Une philosophie claire : carré sur le jeu, proche des joueurs
« Je suis carré dans ma manière de jouer, mais coulant avec les joueurs », résume De Meyer. Il s’inspire de Felice Mazzu, connu pour sa proximité avec son groupe. Sa crédibilité, il l’a bâtie en quinze ans dans les staffs pros, avec deux Coupes d’Afrique à la clé.
L’Europa League, une motivation supplémentaire
« On sait qu’on écrit l’histoire de Saint-Trond. On veut bien faire pour le club et les supporters », insiste-t-il. Les joueurs rêvent de grandes affiches : « Milan, la Juve, l’OM… Quand on est joueur, on veut se battre contre les meilleurs. »
Pour De Meyer, cette saison est une chance unique. Il compte bien la saisir pleinement, avec la même passion qui l’a guidé depuis ses débuts.