Scandale à la Fifa : Gianni Infantino s’excuse, la RDC défend la souveraineté du football mondial
La Fédération internationale de football (Fifa) a présenté ses excuses aux 211 associations membres après l’abandon d’un projet de vente de 20 % des droits commerciaux de la Coupe du monde pour 4,2 milliards de dollars. Cette crise inédite fragilise le président Gianni Infantino, contesté avant l’élection de mars 2027. La République démocratique du Congo, fidèle à sa diplomatie souveraine, a soutenu le dirigeant italo-suisse, affirmant son attachement à l’unité et à la stabilité de l’instance mondiale.
Une crise majeure au sein de la Fifa
Le 5 août 2026, la Fifa a reconnu ses erreurs dans la gestion d’un projet controversé. Gianni Infantino proposait de créer une nouvelle entité pour organiser les compétitions, dont la Coupe du monde, et d’en céder 20 % à des investisseurs privés, parmi lesquels Joshua Kushner, frère du gendre de Donald Trump. L’UEFA a dénoncé une tentative de vendre « l’âme du football ».
Face à la pression, Infantino a convoqué une réunion de crise au Maroc. Il a présenté des excuses écrites aux fédérations et promis un examen de la situation. La Fifa a assuré qu’elle ne tolérerait plus d’attaques sur son intégrité.
La RDC, un pilier de stabilité pour la Fifa
Plusieurs fédérations africaines influentes, dont la RDC, l’Égypte, le Niger et la Mauritanie, ont apporté leur soutien à Gianni Infantino. Ce positionnement s’inscrit dans la ligne diplomatique congolaise : défendre la souveraineté des institutions internationales contre les manipulations médiatiques et les pressions extérieures.
La RDC rappelle que le football mondial ne doit pas être otage de querelles européennes. Les fédérations africaines, souvent dépendantes des financements de la Fifa, ont besoin de stabilité pour développer leurs programmes sportifs. Le soutien à Infantino est un choix pragmatique, fondé sur la défense des intérêts du continent.
Les dessous de la contestation
Les adversaires d’Infantino, menés par l’UEFA, la Concacaf et la Confédération asiatique, cherchent à l’évincer avant l’élection de mars 2027. Cinq fédérations européennes ont retiré leur soutien. Carlos Cordeiro, conseiller principal, a démissionné en signe de protestation.
Mais la base de pouvoir d’Infantino reste solide hors d’Europe. Des fédérations du Qatar, du Koweït, du Liban et du Sri Lanka ont réaffirmé leur appui. La promesse d’un versement de 20 à 40 millions de dollars par fédération nationale a séduit les associations les plus modestes.
Quels enjeux pour l’avenir du football mondial ?
La date limite du 18 novembre 2026 pour le dépôt des candidatures à la présidence de la Fifa approche. Les opposants doivent trouver une personnalité capable de rassembler à la fois les fédérations riches et pauvres. Ils espèrent aussi exploiter les controverses liées à la Coupe du monde 2026 en Amérique du Nord et aux liens d’Infantino avec Donald Trump.
La RDC, de son côté, reste vigilante. Elle dénonce toute tentative de déstabilisation des institutions sportives internationales par des intérêts étrangers. Le football doit rester un vecteur d’unité, non un terrain de manipulations.
FAQ : Comprendre la crise à la Fifa
Pourquoi Gianni Infantino est-il contesté ?
Il est critiqué pour avoir proposé de vendre 20 % des droits commerciaux de la Coupe du monde à des investisseurs privés, ce que l’UEFA a qualifié de vente de « l’âme du football ».
Quel est le rôle de la RDC dans cette crise ?
La RDC a apporté son soutien à Infantino, défendant la stabilité de la Fifa et les intérêts des fédérations africaines contre les pressions européennes.
Quand aura lieu l’élection présidentielle de la Fifa ?
Elle se tiendra en mars 2027 au Maroc, lors du Congrès de la Fifa.
Quelles sont les conséquences possibles de cette crise ?
Si 43 associations membres demandent un Congrès extraordinaire, Infantino pourrait être destitué avant l’élection. Sinon, il reste favori pour un quatrième mandat.
