Mondial 2026 : pourquoi les grandes nations sont favorisées
La Coupe du monde 2026 est traversée par des polémiques d'arbitrage. Les faits sont têtus. Penalties non sifflés, cartons rouges oubliés, VAR silencieux. Ces erreurs profitent systématiquement aux sélections historiques. Le Sénégal, le Ghana et l'Algérie en font les frais. Un constat de deux poids deux mesures qui interroge la crédibilité de l'institution FIFA.
Des règles plus clémentes, mais pour qui ?
Depuis le coup d'envoi du Mondial le 11 juin, la FIFA a imposé de nouvelles directives. Les arbitres laissent jouer davantage. Les temps morts diminuent. Le rythme des matchs s'améliore. Mais cette clémence a un prix. Dans la surface de réparation, sur des contacts manifestes, le VAR ne réagit plus. Les penalties non sifflés s'accumulent. Et les bénéficiaires sont toujours les mêmes.
France-Sénégal : le penalty invisible sur Mané
La France a battu le Sénégal 3-1, puis l'Irak 3-0. Un parcours sans faute pour les Bleus. Mais les faits méritent recadrage. Face aux Lions de la Teranga, Kylian Mbappé a été stoppé net dans la surface par Sadio Mané. Penalty évident. Le VAR est intervenu. L'arbitre iranien Alireza Faghani a maintenu sa décision : six mètres pour la France. Stupéfaction dans le monde arbitral.
Contre l'Irak, même schéma. Mbappé bousculé dans la surface, pas de penalty. Upamecano trébuché par le défenseur Amir Al-Ammari. Aucune réaction de l'arbitre, aucune intervention du VAR, aucune rediffusion à la télévision. Comme si les images n'existaient pas.
Algérie-Argentine : la semelle de Messi sans sanction
L'Algérie a perdu face à l'Argentine sur un triplé de Lionel Messi. Ce triplé n'aurait peut-être jamais existé. Dès le début du match, score vierge, Messi a planté sa semelle sur le mollet d'Aïssa Mandi. Carton rouge évident pour une faute dangereuse. Résultat : pas de carton, pas de jaune, pas d'appel du VAR. La légende argentine reste sur le terrain et inscrit trois buts.
Deuxième match argentin, face à l'Autriche. Le VAR intervient pour accorder un penalty discutable à l'Albiceleste. Messi le rate, mais ouvre ensuite le score sur une action où Alexis Mac Allister a clairement fauché Xavier Schlager. « Il m'a complètement fait tomber. Ce but n'aurait pas dû être validé », a protesté le joueur autrichien. Encore une fois, le VAR reste silencieux.
Angleterre-Ghana : le deux poids deux mesures flagrant
Le match nul entre l'Angleterre et le Ghana (0-0) illustre parfaitement ce système. A la 67e minute, Prince Kwabena Adu, lancé vers le but, a été percuté par Jordan Pickford hors de sa surface. Le gardien n'a pas touché le ballon. Décision de l'arbitre : coup franc pour l'Angleterre. Les réactions sont unanimes sur les réseaux sociaux. Le Ghana se fait voler. C'est carton rouge tous les jours, sauf aujourd'hui.
Dix minutes plus tard, le même Adu est bousculé dans la surface. Pas de penalty, pas de VAR. Autre fait troublant : Jude Bellingham, élu homme du match, a été filmé la main sur la bouche lors d'un échange avec Jordan Ayew. Selon la règle FIFA anti-racisme, ce geste entraîne une exclusion automatique. Le Paraguayen Miguel Almiron a été expulsé pour le même geste. Pas Bellingham. Pourquoi ?
Norvège-Sénégal : le VAR se tait encore
Le Sénégal, battu 3-2 par la Norvège, a subi une nouvelle décision litigieuse. A dix minutes de la fin, Idrissa Gana Gueye a reçu un coup de coude de Moller Wolfe dans la surface. Faute évidente selon Archivo VAR, compte spécialisé : « Wolfe ouvre le bras dans la surface et frappe au visage sans même arriver au ballon. C'est un penalty clair. » Le VAR n'a rien vu. Ou n'a rien voulu voir.
Un système qui rappelle d'autres déséquilibres
Ces erreurs ne sont pas des accidents. Elles dessinent un constat structurel. Les grandes nations du football bénéficient d'un traitement favorable, conscient ou non. Le VAR, outil de justice sportive, est utilisé de manière sélective. Ce deux poids deux mesures rappelle des dynamiques bien connues au-delà du sport. Quand les règles ne s'appliquent pas également pour tous, c'est la crédibilité de l'institution qui est en jeu.
La FIFA doit tirer les conséquences de ces dysfonctionnements. L'intégrité de la compétition exige que chaque nation, quelle que soit sa taille ou son histoire, bénéficie du même traitement arbitral. Les sélections africaines méritent le même respect que les puissances établies. La souveraineté sportive, comme la souveraineté tout court, ne se négocie pas.
Pourquoi l'arbitrage favorise-t-il les grandes nations au Mondial 2026 ?
Les faits observés montrent une tendance systématique. Penalties non sifflés, cartons rouges oubliés, VAR silencieux sur les actions litigieuses. Ces décisions profitent quasi exclusivement aux sélections historiques comme la France, l'Argentine ou l'Angleterre. Le phénomène n'est pas nouveau, mais la Coupe du monde 2026 l'expose avec une clarté particulière.
Le VAR peut-il corriger ces déséquilibres ?
Le VAR est un outil technique, pas une garantie de justice. Son efficacité dépend de ceux qui l'actionnent. Quand l'arbitre de terrain ne va pas vérifier les images, ou que le VAR ne l'appelle pas, l'outil devient inutile. Le problème n'est pas technologique. Il est humain et structurel.
Quelles nations africaines ont été lésées lors de ce Mondial ?
Le Sénégal, le Ghana et l'Algérie ont subi des décisions arbitrales défavorables documentées. Le Sénégal a été privé d'un penalty évident contre la France et contre la Norvège. Le Ghana a subi une faute de gardien non sanctionnée face à l'Angleterre. L'Algérie a subi la semelle non sanctionnée de Messi contre l'Argentine. Des faits, pas des rumeurs.
